Développement durable

Le développement durable, c’est la gestion rationnelle des ressources humaines, naturelles et économiques qui vise à satisfaire les besoins fondamentaux de l’humanité. Le développement durable implique plusieurs conditions : la conservation de l’équilibre général, le respect de l’environnement, la prévention de l’épuisement des ressources naturelles, la diminution de la production des déchets et enfin la rationalisation de la production et la consommation d’énergie. En fait, ce concept est né de deux constats : la fracture Nord/Sud et la recherche d’un développement humain, ainsi que la crise écologique accompagnée de l’urgence de sauvegarder l’environnement.
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 » Le développement durable, qui se veut une nouvelle manière de penser le monde et de le “gérer”, qui tente d’apporter des réponses aux inquiétudes relatives à la planète, renvoie en réalité à de très nombreuses questions. Néanmoins, en dépit du flou conceptuel et politique qui entoure cette notion, en dépit des doutes sur les instruments à adopter pour sa mise en pratique, de la difficulté d’articulation et de définition des échelles pertinentes à sa mise en œuvre, malgré la multitude d’acteurs et la prégnance des conflits qui caractérisent leurs relations, le développement durable a acquis une dimension mondiale dont il est nécessaire de souligner l’intérêt comme les contradictions « . Source : Gérard Granier, Yvette Veyret, Développement durable, quels enjeux géographiques ?, Documentation photographique n° 8053, 2006.

A l’échelle du projet « TERRAform », nous avons, dès le début, tenté d’être cohérent avec nos convictions personnelles et d’intégrer à nos recherches les trois axes du développement durable : axe environnemental, axe social, et axe économique.
Axe environnemental : Utiliser des matériaux et des processus de fabrication respectant tant que possible, l’environnement : polyéthylène recyclé * et recyclable à 100%, entreprise locale, bois issu de forêts françaises traité par oléothermie, durabilité dans le temps et facilité d’adaptation du TERRAform.
Le principe même de jardin potager contribue pour nous au maintient de la biodiversité et d’un lien éclairé entre l’homme et son environnement, même à petite échelle. TERRAform est un outil pour appréhender localement la variété et la diversité du monde vivant, les interactions entre espèces et la fragilité des écosystèmes.

* Un des gros avantage de la matière plastique polyéthylène c’est d’être recyclable. Il existe donc une filière permettant de réutiliser les chutes de pièces et les pièces en fin de vie, dans le cycle de fabrication. Dans le principe, les morceaux de pièces à recyclés sont broyés dans l’usine ROTOTEC puis expédiés chez un fournisseur de matières, qui regroupe la collecte des différents rotomouleurs. Ces déchets sont ensuite « micronisés » et le fournisseur de matière ajoute également des adjuvants anti-UV et antioxydant. Cette étape est indispensable pour pouvoir réutiliser le polyéthylène recyclé dans le process de rotomoulage. Les « déchets » de pièces polyéthylène collectés par le fournisseur de matière provenant de différentes sources, il lui est impossible de garantir une homogénéité de qualité de la matière « prête à l’emploie » qu’il nous livre. Il peut donc arriver d’avoir des variations d’états de surfaces ou de propriétés mécaniques sur des pièces réalisées en PE recyclé.
 Les arrivages de ces « déchets » sont très aléatoires chez le fournisseur qui ne peut également pas garantir une mise à disposition régulière de matière recyclée. Nous ne pouvons donc pas garantir à un client de réaliser 100% de ces pièces en matière recyclée.

Axe social : Le but premier de ce projet était, et est toujours, de permettre l’accès et le maintien des personnes en situation de handicap dans leur logement, l’intégration à la vie de leur quartier et de leur cité par la pratique du jardinage, et ce de la manière la moins discriminatoire possible.
 » Jusque-là, pour jardiner, on devait mettre le derrière dans la terre ou être aidé par quelqu’un « , explique Jean-Pierre Chambon, conseiller départemental de l’Association des paralysés de France.  » Généralement, le jardin ne rime pas avec handicap. Ici, on relie les deux mondes, valide et non valide. On va inviter les écoles voisines, les résidents de la maison de retraite, les voisins à venir jardiner avec nous, ajoute Dominique Riou, directeur de l’IEM de la Marrière. Pourquoi ce jardin adapté ne deviendrait-il pas une norme ?  »
Extrait de l’article d’Isabelle LABARRE, Ouest-France du vendredi 16 juillet 2010.

Axe économique : Le collectif la Valise est une association loi 1901, et ses objectifs, même s’ils croisent le champ économique, sont non lucratifs. Les recettes liées aux ventes de TERRAform sont directement injectées pour le fonctionnement de la structure.
Nous tenons également à travailler avec des entreprises qui ont ce souci du développement durable, à l’image par exemple d’ATAO qui réalise les côté en bois dans ses ateliers menuiserie.  » ATAO a pour but l’Insertion Sociale et Professionnelle de personnes en situation de précarité ou d’exclusion. La structure a été créée pour mettre son savoir-faire au service de la Personne et permettre à chacune d’elle d’être acteur de son parcours d’Insertion.  »
A travers ce projet de jardin pour personne à mobilité réduite, notre association vise à promouvoir un modèle de travail différent et innovant, inscrit dans une réalité économique viable mais qui place l’humain au cœur de son développement.

Intégrer dans tout acte de création les problématiques liées au développement durable, est une démarche sans fin, un souci qui doit être permanent d’équilibre entre choix éthiques et réalité socio-économique. Car ce sont des choix qui ont un coût donc qu’il nous faut expliquer et qui sont implicitement partagés par tous ceux qui font l’acquisition du TERRAform.

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